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Nous vivons dans un océan d'informations. Le journal de 20 heures présente 27 sujets différents en 30 minutes. Environ 400 000 livres différents sont disponibles dans les libraires françaises, dont 40 000 nouveautés par an. Les journaux et les magazines débordent des kiosques. Les sites internet se multiplient. Pourquoi ajouter de nouveaux éléments dans cette multitude ?
Parce qu'il nous semble que les informations dont nous disposons manquent généralement de pédagogie ou sont simplifiées à outrance,
parce que ces informations sont tellement nombreuses et éparpillées qu'elles nous semblent entretenir une confusion permanente,
parce que de nombreux sujets qui nous semblent essentiels ne sont jamais ou rarement abordés,
parce que la majorité des chaînes de télévision, des maisons d'édition et des groupes de presse sont aux mains de quelques multinationales, généralement spécialisées dans l'armement. Cette situation influence fortement la qualité des informations diffusées. Parallèlement, les médias indépendants sont de moins en moins nombreux,
parce que nous vivons dans un monde caractérisé par des inégalités et des injustices de plus en plus fortes, autour de nous comme partout dans le monde. Nous pensons que ces processus ne sont pas des fatalités et qu'ils résultent de l'organisation sociale. Nous pensons qu'il s'agit là d'une problématique fondamentale, très peu abordée dans le système médiatique.
Au final, malgré la multiplication des flux d'informations, nous avons le sentiment qu'il existe une uniformisation et un appauvrissement du contenu de l'information. Parallèlement, peu de personnes se donnent les moyens de se placer dans une optique de recherche et de compréhension de la réalité sociale. Nous pensons que ces deux phénomènes sont liés entre eux et entraînent un appauvrissement de nos capacités à imaginer une autre organisation sociale.
Pour toutes ces raisons, nous avons envie d'écrire et de diffuser des brochures pédagogiques sur des sujets qui nous semblent essentiels.
Bien sûr, ces petites brochures sont dérisoires. Face à l'immense industrie médiatique, nous ne sommes que de petits artisans. Mais nous avons l'ambition que, pour celle et celui qui les découvre, ces brochures comptent.
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